Historique

"Je suis les liens que je tisse" Albert Jacquard, lors de sa visite en 2006.

Situé à l’intérieur des terres, en pays de montagnes, le secteur de Saint-Hilarion accueille ses premiers habitants vers 1792. La création de la municipalité s’effectue en 1855 et la paroisse religieuse se forme en 1864. Dès son origine, Saint-Hilarion s’impose comme un village agricole d’importance, en dépit même de certains fléaux passagers comme les sauterelles détruisant les récoltes en 1923. L’industrie forestière y est aussi très présente avec des moulins à scie fort actifs. À partir du milieu du 19e siècle, le village Saint-Hilarion compte de plus quelques fromageries et des boutiques d’artisans.

 

Au coeur du village, l’église actuelle construite en pierre des champs en 1925, a été précédée d’une chapelle en 1851 et d’une première église en 1900, qui ont toutes deux été la proie des flammes. Saint-Hilarion est le village natal du célèbre journaliste québécois Olivar Asselin (1874-1937) qui présentait le site comme étant sa « terre ardente et sauvage ».

 

Fait moins connu, Saint-Hilarion est un lieu culturel significatif et a été souvent peint par des artistes, notamment ceux du Groupe des Sept dont A.Y. Jackson. Les réputés folkloristes Marius Barbeau et Luc Lacourcière s’y sont aussi fréquemment rendus pour recueillir des contes de tradition orale dans les années 1930 et 1940. Le cinéaste Pierre Perrault tourne même un film à Saint-Hilarion dans les années 1950 où les chanteurs et les danseurs du lieu montrent bien toute la richesse de la musique traditionnelle . Un Carnaval d’hiver en témoigne dans la paroisse depuis 1955.  

 

Aujourd’hui, la municipalité de Saint-Hilarion regroupe environ 1 200 habitants qui travaillent surtout dans le secteur des services mais encore aussi dans l’agriculture et la foresterie.  Sa population demeure ainsi fièrement garante d’un héritage de plus de 200 ans d’histoire.

Texte: Serge Gauthier, Société d’histoire de Charlevoix


Source: Tremblay, Nérée. Monographie de la paroisse de Saint-Hilarion. Québec, Charrier et Dugal, 1948. 357 pages ( Réédition dans les Archives de la municipalité)

Archives de Saint-Hilarion, le film de Pierre Perreault

 

  • Le 1er carnaval d’hiver a lieu en 1955 et depuis se renouvelle à chaque année.

  • En 1966, ouverture du Centre des Loisirs.

  • Dans les années 70, Les danses folkloriques reprennent avec M. Jacques Labrecque et M. Michel Laurent  ( de l’émission Les Trouvailles, à Art T.V.) qui notent les danses et chansons traditionnelles.

  • L’école d’Art Musical de Québec Enr. donne des cours de piano et de guitare de 1974 à 1980

  • Formation du Club de Moto-Neige en 1977

  • M. Vladimir Horik, peintre  vient s’installer à Saint-Hilarion dans le rang 5.

  • Les Bye bye débutent le 31 décembre 1980  au Centre des Loisirs et reprennent à chaque fin d’année pour une période d’environ 7ans.

  • La radio CIHO-MF entre en onde en 1986, située en face du bureau municipal.

  • Les habitations Olivar Asselin en 1987, loyers à prix modiques pour les personnes de plus de 50 ans…

  • L’Association des personnes handicapées fondé en 1976, pr. Président M. Jean-Marie Pelletier.

  • Semaine du patrimoine fêtée en 1978 sur le site du Moulin à Carde.

  • Kiosque de produits artisanaux ouvert pendant 2 ans à l’Association des personnes handicapés.

  • Nombreux cours de tissage, avec parade de mode de vêtements tissés à une soirée du Carnaval en 1981 devant plus de 450 personnes.

  • Dans les années 80, les jeunes du mouvement 4H avec la participation de la Jeune Chambre , récupèrent papier et verre pour le recyclage.

  • Cours de conditionnement physique de 1980 à 1987 avec un nouvel arrivant de Saint- Hilarion.

  • En 1981, les artisanes ont rendu hommage à Caroline Bouchard, qui a succédé à son père comme responsable de  Banque canadienne nationale à Saint-Hilarion, en réalisant une courte-pointe qui fera partie d’un collectif « The dinner party » de Judy Chicago au Musée des Arts Contemporains à Montréal.

  • Le salon des artisans de Charlevoix de 1981 à 1988 inclus, tenue au Centre des Loisirs, la 1re année, 18 kiosques d’artisans traditionnels et  innovateurs sont présents.

  • Les bureaux du Ministère de l’Agriculture sont aménagés à Saint-Hilarion en 1985.

  • La salle de quilles ouverte en 1967, voit son intérêt au plus dans les années 1990, il en ressort notre élite M. Mathieu Chouinard, qui sera de l’équipe Canada en 98 à Windsor en Ontario ensuite en République Dominicaine, en Corée, à Porto Rico, au Michigan et à Winnipeg.  Aux jeux Pana américain en juillet 99 à Calgary, au championnat du monde en novembre 99 en Arabie Saodite.  Médailles de bronze en équipe à Porto Rico et en individuel à Porto Rico, médaille d’argent en équipe au peu pana américain.

 

  • L’exposition Olivar Asselin de la Bibliothèque nationale du Québec en 1995.

  • Ouverture de la bibliothèque municipale EN 1995

  • En 1999, un comité de développement se forme pour revitaliser la paroisse à l’occasion du passage au nouveau millénaire, des projets sont mis en marchent :

  • Une conférence à la bibliothèque municipale est donnée par M. André Jean, sur la réintroduction du Merle Bleu, oiseau indigène du Québec. Saint-Hilarion, par sa situation géographique en fait un endroit favorable à sa réintroduction, selon M. André Dion, ornithologue. La première année une cinquantaine de nichoirs sont installées. (Voir fiche pour tenir un répertoire …..)

  • L’hémérocalle « Stella de oro » est choisi comme fleur emblème de Saint-Hilarion.

  • Un concours de vielles photos, les gagnantes deviendront des cartes postales .

  • Le 28 septembre, Initié et supervisé par « Randonnée Nature Charlevoix,  M. Jehan Rondot  procède à l’inauguration d’une plaque commémorative soulignant que le cratère de Charlevoix est la première structure d’impact découverte à partir de shattercônes dont les premiers spécimens ont été trouvés dans un affleurement rocheux situé à Saint-Hilarion.

  • Les Sentiers de Ski de fond et raquette est ouverts en décembre 2000.

  • Ouverture de la maison des jeunes, en 2002

  • Ouverture du Service de Garde en milieu scolaire, en 2003.

  • Le Centre des Loisirs est mis au norme de sécurité gouvernementale et 

    rénové intérieurement en 2007.

  • Ateliers de Tai Chi  en 2007-2012 avec un nouvel arrivant qui pratique depuis 25 ans…

  • Aménagement de la halte de la « Montagne de la Croix en 2008

  • Aménagement  du parc de l’Amical en 2008

  • Le 20e anniversaire de la Soirée de la Femme à Saint-Hilarion, en 2009

  • 5 Services de Garde en milieu familial existent en 2009

  • Atelier  de minéralogie donné à l’école par M. André Audet, du club de minéralogie du Québec et ancien élève de notre école,  nous informe du nom des pierres des murs extérieurs de l’église : mangérite pour les pierres foncées et anorthosite pour les pierres claires, on apprend aussi que c’est l’arrière arrière grand-père de nos élèves : Corinne, Olivier et Charles-Émile (le grand-père de Jacques Gilbert, propriétaire du Miche Main) qui a été le tailleur de ces pierres.

  • Rénovation du parc école en 2009

  • Les Chevaliers de Colomb à leur brunch annuel de mai, souligne les naissances dans Saint-Hilarion en 2013

  • La fête de la St-Jean est une fête familiale organisée par le comité de développement en collaboration avec la municipalité, souligne les nouveaux arrivants en 2009.

  • Équipe de Hockey les Rockets pour jeunes de 9 à 13 ans depuis 2008

  • Équipe de soccer pour jeunes 5 à 11 ans depuis 2009

  • Cours de Zoumba depuis 2012

  • Bibliothèque Aux Quatre Vents est membre du réseau Biblio depuis 2012
     

 

Historique du moulin à scie de St-Hilarion

 

C’est en 1910 que M. François Palémond Tremblay entreprend la construction du moulin dans notre village. La scierie fonctionnait alors à l’aide d’une bouilloire (boiler) alimentée au bois. M.Richard Chouinard fait l’acquisition du moulin en 1946.

 

La construction brûle en 1950 et cette dernière est reconstruite la même année. Le bâtiment était en bois et il y avait un moteur électrique pour les opérations de sciage. Un deuxième feu a lieu en 1954 et encore une fois, le moulin est reconstruit la même année. Cette fois-ci, la reconstruction est en bloc de ciment. Un moteur électrique pour le sciage du bois est encore une fois choisi.

 

Entre 1963 et 1966, M.Richard Chouinard cède le moulin à son fils André Chouinard et ce dernier utilisera un moteur diésel en remplacement du moteur électrique pour le sciage du bois. Monsieur André Chouinard sera propriétaire de la scierie jusqu’en 1978 et le nombre d’employé variait alors entre 3 et 5.

 

Par la suite c’est le Groupement de Boisés privés qui acquiert la scierie, mais celui-ci n’a pas coupé une seule bûche. Puis, elle passe aux mains de M. Grondin et Fils de 1981 à 1985 et ensuite à Léo Cauchon de 1986 à 1990.

 

Celui-ci s’associe avec la Coopérative des travailleurs de 1990 à 1997. En 1997, la Donohue se porte acquéreur de l’entreprise et apporte à la scierie des investissements majeurs avec des installations plus modernes et une équipe de travailleurs à la fine pointe de la technologie. Quelques années plus tard, Donohue vend à Abitibi Consolidated qui deviendra Abitibi Bowater.

 

En 2000, 75 employés sur 3 cédules en été et 55 employés sur 2 cédules en hiver travaillent dans la scierie. En 2009, une quarantaine d’employés, avec des périodes de fermeture occasionnelle.

 

Avec les années qui suivent, l’approvisionnement de bois est de plus en plus difficile. En 2016, sous le nom de Produits Forestiers Résolus St-Hilarion,  la scierie est toujours en opération avec de plus en plus de périodes de fermeture occasionnelle.

 

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